27 octobre 2026 · 2 min de lecture
Un webhook, c'est quoi ? Quand c'est le service qui vous prévient
Un webhook est un appel automatique qu'un service envoie à votre application quand quelque chose se passe. Le principe, ses pièges et les bons réflexes.
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Un webhook est un message qu'un service envoie automatiquement à votre application dès qu'un événement se produit, par exemple un paiement réussi. C'est le service qui vous prévient, au lieu que vous alliez lui demander.
L'analogie : la sonnette
Vous attendez un colis. Première méthode : descendre vérifier la boîte aux lettres toutes les cinq minutes. Deuxième méthode : le livreur sonne quand il arrive.
La première s'appelle le sondage (polling) : vous interrogez sans cesse, et le plus souvent la réponse est « rien de nouveau ». La seconde, c'est le webhook : le service appelle une adresse que vous lui avez indiquée, au bon moment.
Comment ça marche
- Vous donnez au service l'adresse (une URL) de votre application.
- Un événement a lieu chez lui : paiement confirmé, formulaire reçu, message livré…
- Il envoie une requête à votre adresse avec les détails de l'événement.
- Votre application répond « bien reçu », puis fait le travail.
C'est le fonctionnement d'une API, mais à l'envers : ici, c'est le service qui vous appelle.
Les pièges à connaître
- Les doublons. Si votre réponse tarde ou échoue, le service réessaie, et le même événement peut arriver deux fois. Votre code doit pouvoir le traiter deux fois sans effet double : c'est l'idempotence.
- Le désordre. Les messages n'arrivent pas toujours dans l'ordre où les événements se sont produits.
- Les messages falsifiés. Votre adresse est publique : n'importe qui peut lui envoyer un message qui prétend venir du service.
- La lenteur. Si votre application met trop de temps à répondre, le service peut considérer l'envoi comme raté.
Les bons réflexes
- Vérifier la signature. Le service signe en général chaque message avec un secret partagé. Vérifiez-la avant de faire confiance au contenu, et gardez ce secret hors du code envoyé au navigateur.
- Répondre vite, puis traiter en arrière-plan avec une file d'attente.
- Garder une trace des événements reçus et de leur traitement.
- Gérer les doublons en retenant l'identifiant de chaque événement.
Un exemple concret
Prenons une boutique en ligne (exemple illustratif). Quand un client paie, le service de paiement envoie un webhook à la boutique pour confirmer. La boutique marque alors la commande comme payée et prépare l'envoi. Sans cela, elle devrait demander sans cesse au service « cette commande est-elle payée ? », ou pire, se fier à la page que le client voit à l'écran, qu'il peut fermer avant la fin.
À retenir
Un webhook, c'est une sonnette plutôt qu'une vérification permanente. Il faut vérifier qui sonne, et prévoir qu'on puisse sonner deux fois.
Et pour votre produit ?
Les paiements et les notifications reposent souvent sur des webhooks, et c'est là que se cachent des erreurs coûteuses : une commande comptée deux fois, un message falsifié accepté. Un audit de votre application examine ces points. On peut en parler lors d'un échange de 30 minutes.